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Perspectives d’avenir – peu réjouissantes – pour l’Iran

Posted on mardi, février 27, 2007 at 02:26AM by Registered CommenterLéviathan in , , , | Comments2 Comments | EmailEmail | PrintPrint

La rumeur court ces dernières semaines : l’état de santé du Guide Suprême serait déclinant. Nul ne sait de quoi il est atteint même si certains avancent qu’il s’agit d’un cancer et que le Guide serait proche du stade terminal.

Reste à savoir si la rumeur dit vrai. Dans un pays comme l’Iran, il n’est pas plus facile qu’en France de connaître le bilan de santé du chef de l’État. Il faut donc se contenter d’analyser un mince faisceau d’indices.

Ces indices sont les suivants : fin décembre, Ali Khamenei est apparu pâle et l’air malade à la TV nationale iranienne (Lake 2007), deux agences « proches de l’establishment khomeyniste » ont rapporté que le Guide souffrait d’un « fort rhume » ou de « complications mineures » (Taheri 2007) et il a aussi été rapporté que ce dernier a manqué de se montrer en plusieurs occasions officielles (Taheri 2007).

aliakbarhashemirafsandjkn3.jpgÀ cela il faut ajouter que les dernières gesticulations d’Ali Akbar Hashemi Rafsandjani laissent à penser qu’il est en pré-campagne. En effet, il aurait rencontré dix-sept Grands Ayatollahs à Qom (une des villes saintes du chiisme, lieu où Khomeiny est enterré) afin de flatter une éventuelle clientèle politique et de les convaincre de ne pas attendre la mort du Guide Suprême avant de désigner son dauphin (Ledeen 2007).

Sur les intentions de Rafsandjani, Ledeen et Taheri se contredisent. Pour le premier, Rafsandjani veut être Calife, autrement dit Guide Suprême tandis que pour le second, Rafsandjani voudrait placer Mohammad Khatami sur le trône.

mohammadtaqimesbahyazdiqy1.jpgTous deux évoquent un autre compétiteur sérieux de Rafsandjani : l’Ayatollah Mohammad-Taqi Mesbah Yazdi, le mentor d’Ahmadi-Nejad. Ce dernier Ayatollah est en charge de l’Institut de recherche et d’éducation Imam Khomeini et membre, comme Rafsandjani, de l’Assemblée des Experts, l’organe – composé de hauts dignitaires religieux – qui nomme ou confirme le Guide Suprême.

Taheri et Ledeen, tous deux observateurs de longue date de la vie politique iranienne s’accordent sur un point fondamental : le Velayat-e-Faghih, la doctrine du « gouvernement du docte » fondée par Khomeiny, serait sur le point de subir de profonds changements.

En effet, cette doctrine n’a jamais été particulièrement populaire auprès de l’establishment clérical*. Pour le chiisme traditionnel, quiétiste, le pouvoir politique ne doit pas échoir entre les mains d’un clerc. Le seul détenteur légitime du pouvoir est, in absentia, le Mahdi, entré dans l’occultation voici plus d’un millénaire. Dès lors, tout pouvoir politique exercé ici bas est, par la force des choses, celui d’un usurpateur.

Il existe, en effet, de nombreux critiques au sein de l’élite cléricale du principe même d’une République Islamique. L’ancien Grand Ayatollah Kazem Shariat-Madari – quoiqu’ayant soutenu la Révolution islamique –  déjà marja du temps du Chah, a été mis aux arrêts, en 1982, pour avoir critiqué la doctrine Khomeyniste et il a été accusé d’avoir soutenu un complot contre la République Islamique.

Le rang de marja-e-taqlid (littéralement : source d’inspiration) est l’ultime distinction pour un clerc chiite. Et il n’a, à vrai dire, existé qu’un seul marja qui ait soutenu la doctrine du Velayat-e-Faghih, c’est Mohammad Ali Araki, décédé en 1994 (Clawson et Rubin, p117). Quant à l’autre marja proche de Khomeiny et naguère pressenti pour lui succéder, Hossein Ali Montazeri, il a été également mis en résidence surveillée pour ses critiques acerbes contre l’actuel Guide Suprême Khamenei et le principe même d’un pouvoir temporel clérical.

Khamenei lui-même n’est devenu Guide Suprême que dans un contexte bien particulier. En effet, à la mort du fondateur de la République Islamique, les membres réunis de l’Assemblée des Experts avaient choisi un homme effacé, sans influence notable sur aucune faction, pour lui succéder. Cette nomination fruit de multiples calculs politiques, faisait, en particulier, l’affaire de Rafsandjani qui briguait la présidence de la république et qui, in fine, l’obtint.

La suite de l’histoire ne s’est pas déroulée selon les calculs de Rafsandjani. Khamenei fini, en effet, par concentrer entre ses mains l’essentiel du pouvoir politique laissant le gouvernement dans l’incapacité de mener les réformes nécessaires pour dégager l’économie du pays de l’incurie des bonyads, ces fondations religieuses qui firent main basse sur l’essentiel des actifs économique de l’Iran des Pahlavis.

Or, ces deux personnalités politiques incontournables, Khamenei et Rafsandjani, ne sont pas marja. Khamenei n’est devenu Ayatollah (et non pas Grand Ayatollah) que pour les besoins de la fonction de Guide Suprême, quant à Rafsandjani, il n’est encore qu’un Hodjatoleslam, i.e. clerc de rang intermédiaire.

Ces développements et ces continuités dans le chiisme duodécimain dominant en Iran dessinent une carte politique méconnue. Il n’existe pas de consensus quant à la forme et à la nature de la République Islamique et, après Khamenei et sauf accident, il n’existera plus aucun acteur de poids favorable à la continuité du modèle du Velayat-e-Faghih.

Par ailleurs, dans le désaccord qui se fait jour entre Taheri et Ledeen, je penche pour l’interprétation du premier. Car Rafsandjani n’a jamais été intéressé à devenir une figure religieuse de premier plan. En effet, après plus de vingt années passées dans le sérail, il est toujours Hodjatoleslam et privilégie une « approche politique » – pour reprendre la terminologie employée par Taheri – concernant la question de la succession de Khamenei tandis que Yazdi privilégierait, tout au contraire, une approche théologique.

Ce dernier souhaite que le rôle du « Guide Suprême » soit réinterprété afin de créer une claire démarcation entre le sacré et le temporel. Cela signifierai l’abandon du Khomeynisme et le retour à la doctrine chiite traditionnelle selon laquelle les hommes ne peuvent pas créer de gouvernement parfait en l’absence de l’Imam Caché. Durant l’absence de l’Imam, le mieux que les croyants puissent faire est de tolérer le gouvernement en place tout en s’assurant qu’il ne pollue pas l’espace reserve à la foi.

Au contraire de Mesbah Yazdi, l’approche du problème par Rafsandjani est politique, pas théologique. Rafsandjani a toujours pensé que la position de « Guide Suprême » était taillée sur mesure pour Khomeiny et que, après la mort de Khomeiny, nul ne pouvait la réclamer. Alors que Mesbah Yazdi veut un gouvernement faible mais un clergé fort, Rafsandjani veut le contraire. (Taheri 2007)

Les implications de ces approches divergentes ne sont pas identiques. Rafsandjani souhaite confier l’Iran aux mains d’un gouvernement de technocrates qu’il dirigerait lui-même. Yazdi souhaite jouer le rôle d’un marja – étant déjà Grand Ayatollah, il ne lui manque qu’à gravir le dernier échelon – i.e. d’une sorte de Pape chiite tout puissant dont l’influence sur la société et le gouvernement civil serait décisive en ce qui a trait à certaines questions cruciales pour la destinée de la communauté chiite dans son ensemble (même au-delà du territoire iranien).

Ces deux visions antagonistes ne portent pas en elles les germes d’un retrait, même partiel, du religieux de la vie publique. Rafsandjani, selon Taheri, souhaiterait placer Mohammad Khatami sur le fauteuil de Guide Suprême parce qu’il a démontré, lorsqu’il était président de la république, son incompétence ou du moins son incapacité à agir. L’idée est donc d’y placer un homme faible pour transformer l’institution du Guide Suprême en poste honorifique semblable à celui de la reine d’Angleterre (Taheri 2007).

En revanche, Yazdi, non content de privilégier une approche théologique, est beaucoup plus idéologique que Rafsandjani. Ce dernier est parfois présenté comme le leader de la secte apocalyptique de l’Hojjatieh – cette secte a été interdite du temps de Khomeiny. L’idée est de semer le désordre sur terre pour hâter le retour du Mahdi rédempteur. La légende veut, en effet, que le Mahdi règnera sur un monde pacifié devenu islamique.

Yazdi au pouvoir, le visage de l’Iran pourrait changer radicalement. Déjà, Ahmadi-Nejad s’est distingué par une ferveur messianique peu commune, prétendant parler à l’Imam Caché du fond d’un puits à Qom et prédisant le retour de ce dernier pour les trois ou quatre années à venir. Le retrait tout relatif des clercs du pouvoir politique que permet d’envisager cette nomination ne laisse pas, au contraire de l’éventualité d’un triomphe de Rafsandjani, augurer du présage d’un gouvernement civil qui arracherait du pouvoir des clercs la conduite des affaires publiques par des technocrates apolitiques ou, du moins, peu influencés par l’idéologie khomeyniste.

Car au delà les manœuvres politiques qui se produisent entre les séminaires religieux de Qom et les coulisses du pouvoir à Téhéran, les Pasdaran (ou l’armée très idéologisée des Gardiens de la Révolution) tissent leurs réseaux et se sont déjà emparés d’un certain nombre d’actifs économiques. La présidence d’Ahmadi-Nejad – ce dernier est un ancien officier de renseignement des Pasdaran – lui aura déjà permis de placer au sein de la fonction publique nombre d’amis politiques. Aussi, l’éventualité d’une alliance entre des Pasdaran en quête de pouvoir et l’Ayatollah Yazdi est une possibilité à prendre en compte.Les premiers instaureraient un pouvoir militaire tandis que le second donnerait l’onction et la direction religieuse, à charge pour le pouvoir militaire de l’appliquer en termes politiques.

En conclusion, le constat principal que dressent la plupart des observateurs de la vie politique en République Islamique d’Iran est que le Khomeynisme vit ses derniers instants. La doctrine du Velayat-e-Faghih a connu un sursis grâce à l’adresse imprévue que manifesta Khamenei une fois devenu Guide Suprême. Or, les supporters de la conception du pouvoir élaborée par Khomeiny furent de tout temps une minorité et l’aura du fondateur pâlit au fur et à mesure que le temps passe et que la vie politique iranienne fait et défait les factions et les mouvements politiques, entraînant dans leur sillage des idées « nouvelles ».

Il y a, néanmoins, peu de chances que la République Islamique s’effondre à cause de querelles intestines. En effet, les clercs, même s’ils estiment pour une large majorité que le Velayat-e-Faghih est une doctrine contraire aux enseignements de l’islam, font preuve d’un esprit de corps, jusque la jamais démenti, qui leur interdit d’entraîner les laïques et le peuple dans leurs luttes de pouvoir.

La révolution qui pourrait avoir lieu et qui aurait pour enjeu la succession du Guide Suprême Ali Khamenei sera, selon toute vraisemblance, une révolution de palais. Elle passera largement inaperçu jusqu’à ce que les communiqués officiels ne portent la décision finale à la connaissance de tous.

Il faut encore noter que les analystes sur lesquels je m’appuie ne sont pas dans le secret des dieux – ils ont aussi leur propre agenda à promouvoir –  et sont réduits, comme tous les observateurs de la vie politique iranienne, à établir des conjectures. La maladie de Khamenei n’est pas un fait avéré mais, comme le souligne Eli Lake, nul ne savait, en son temps, que Khomeiny était malade ni, avant lui, que le Chah l’était. D’ailleurs, soulignons que Rafsandjani et Yazdi ne seront probablement pas les seuls candidats à la succession et la République Islamique nous a souvent habitués à des cas d’ascension fulgurante de figures inconnues au bataillon.

Toutefois, l’exercice vaut la peine d’être fait. Car, à l’heure où tous se demandent si la République Islamique perdurera encore longtemps, il faut encore s’interroger sur les scénarii les plus plausibles dans le cas où le pouvoir chiite persisterait. En effet, si Rafsandjani l’emporte, il y a fort à parier que l’Iran s’ouvrira – partiellement – au reste du monde et réformera en profondeur son appareil économique contrôlé à 80% par l’État et les très puissantes fondations religieuses nées de la confiscation des actifs – réels ou supposés – des anciennes élites impériales.

Sur ce point, Yazdi devrait selon toute vraisemblance privilégier l’approche la plus radicalement conservatrice jusqu’à ce jour dominante. Celle-ci consiste à se rejeter toute velléité d’ouverture au prétexte de lutter contre les influences étrangères (Au sujet de la lutte d’influence entre « technocrates islamistes » et tenants de la ligne la plus dure, voir : Clawson et Rubin 2005, p122).

Cela étant, Rafsandjani ou Yazdi, il ne faudra pas s’attendre à un retournement de tendance dans la politique étrangère. Les deux sont radicalement anti-israéliens même si le premier se distingue en adoptant un ton plus conciliant envers les États-Unis. Quant au terrorisme et au programme nucléaire, la tendance devrait continuer, de toute manière, sur la même lancée et si l’Iran venait à posséder quelques bombes, il deviendrait – pour des motifs idéologiques – probablement un agent proliférant en cas de victoire de Yazdi.

En revanche, l’Iran de Rafsandjani pourrait être contenu – au moins temporairement – car ce dernier aura besoin de rassurer l’Occident pour faire adhérer son pays à l’OMC, le remettre sur la voie du développement économique – l’Iran n’était plus très loin d’atteindre un niveau de vie « à l’européenne » du temps du Chah, promesse reprise par la Révolution islamique – et bénéficier d’investissements étrangers massifs, en particulier dans un secteur pétrolier déclinant.

Enfin, le régime islamique en place à Téhéran continuera, dans tous les cas, d’être extrêmement impopulaire auprès des Iraniens (Ashouri 2003). S’il est possible qu’une alliance entre Yazdi et les Pasdaran instaure un régime totalitaire implacable, la voie privilégiée par Rafsandjani serait celle de la continuité d’un pouvoir autoritaire qui tenterait, cette fois, de redorer le blason de la Révolution islamique grâce à un programme économique ambitieux et des réformes politiques cosmétiques (au sujet d’une éventuelle farce référendaire, voir Iran-resist 2005a). Or, il est extrêmement improbable que le régime puisse jamais produire de l’intérieur un dirigeant qui puisse satisfaire aux revendications populaires les plus fondamentales relatives aux libertés démocratiques et à la séparation du religieux de l’État.

*Cela n’empêche pas les mollahs de toutes obédiences d’être sympathiques envers l’islamisme. Notons également avec intérêt qu’une des provisions de la constitution iranienne octroyée en 1906 (donc avant la création de la doctrine du Velayat-e-faghih) par le Shah Qajar prévoyait la création d’un Conseil de Théologiens chargés d’un rôle semblable à l’actuel Conseil des Gardiens de l’actuelle République Islamique (Iran-resist 2007b).

Sources

Amir Taheri, « Iran: If Khamenei Leaves the Stage » Arab News (Jeddah), 3 février 2007. En ligne. Permalien.

Michael Ledeen, « The War of the Persian Succession », The National Review (New York), 13 février 2007. En ligne. Permalien.

Eli Lake, « Questions Abound on Health of Iran’s Khamenei », The New York Sun (New York), 31 janvier 2007. En ligne. Permalien.

Patrick Clawson et Michael Rubin, Eternal Iran. Continuity and Chaos (New York : Palgrave Macmillan, 2005).

Nazgol Ashouri, « Polling in Iran : Surprising Questions », PolicyWatch 757, (Washington: The Washington Institue for Near East Policy, 2003). En ligne.

Iran-resist-a, « Le mystère Ganji », Iran-resist (Paris), le 15 juillet 2005. En ligne.

Iran-resist-b, «Iran - 11 février : La révolution de Khomeiny, l’héritage de Mossadegh », Iran-resist (Paris), le 11 février 2007. En ligne.


 

Pascal Boniface épinglé

Posted on jeudi, février 22, 2007 at 02:43PM by Registered CommenterLéviathan in | Comments5 Comments | EmailEmail | PrintPrint

Addendum du lundi 26 février 2007 : J’ai ajouté à la suite de cette entrée mon commentaire de l’article reproduit ici. 

 

« Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’Etudes européennes de l’Université de Paris 8 ». Le profil de Pascal Boniface sur le site de l’IRIS est impressionnant. Et ce dernier commet également, assez régulièrement, des articles pour l’hebdomadaire tunisien Réalités.

Or, à la lumière de sa dernière dépêche, force est de constater que cette collaboration n’est pas placée sous l’autel de la précision historique et de la rigueur méthodologique qu’on serait en droit d’attendre d’un universitaire présentant de telles qualifications.

Vous trouverez, ici-bas une capture d’écran de la dernière livraison du politologue, intitulée « Dépenses militaires américaines : la démesure  ». Cette livraison, je m’abstiendrai de la commenter, préférant laisser à chacun le loisir de découvrir où le bat blesse dans cette analyse (vous pouvez cliquer sur l’image pour accéder à l’article sur le site de Réalités, du moins le temps où il sera effectivement présent à cette adresse).

L’idée me vient, cependant, que cet article est adapté au lectorat du magazine tunisien: idéologiquement anti-américain et donc peu sourcilleux sur la validité d’arguments qui confirment des idées toutes faites.

 

pascalbonifsacesurrealioe5.jpg 

L’URL de cet article est, en date d’aujourd’hui, 22 février 2007, la suivante : http://www.realites.com.tn/index1.php?mag=1&cat=/1110CHRONIQUES/5Horisons&art=16729&a=detail1

Soljenitsyne et la sensibilité du peuple Soviétique... et l'affaire des caricatures de Mahomet

Posted on vendredi, février 9, 2007 at 06:52PM by Registered CommenterLéviathan in , , | Comments5 Comments | EmailEmail | PrintPrint

Voici un étrange parallèle entre la manière qu’ont ces musulmans qui sont offusqués par la publication des caricatures de Mahomet et Georges Marchais, ancien Secrétaire Général du Parti Communiste, de défendre la censure si elle tend à empêcher que l’on porte atteinte à certaines susceptibilités.

Ici, Georges Marchais affecte de « comprendre » la censure Soviétique des écrits d’Alexandre Soljenitsyne.

Jugeons-en, en effet, par ces propos tenus par le SG Georges Marchais en 1974, à l’ORTF dans l’émission « Actuel 2 » : « Encore est-il que je me garde, moi, de me prononcer sur l’“Archipel du Goulag” compte tenu que c’est un livre qui atteint beaucoup la sensibilité et les lois mêmes du peuple Soviétique ».

Georges Marchais poursuivra en mettant en doute l’intégrité de l’écrivain dissident.


Georges MARCHAIS à propos d’Alexandre SOLJENITSYNE